Être plus zen et plus heureuse en devenant minimaliste


LE MINIMALISME : EN7 ÉTAPES !

De plus en plus de gens s’intéressent au minimalisme et c’est une très bonne chose ! Car être minimaliste, c’est avant tout simplifier sa vie. C’est choisir de se délester du superflu pour vivre uniquement avec ce qui nous est essentiel. Notre société nous pousse à consommer toujours plus, au point de remplir nos maisons de choses dont nous n’avons pas vraiment besoin. Etre minimaliste, c’est arrêter de vouloir gagner de l’argent dans le seul but de pouvoir s’acheter de nouveaux objets. Adopter un mode de vie minimaliste, c’est choisir de moins consommer, vivre mieux avec moins de choses pour se concentrer sur ce qui compte vraiment pour nous.

Mais comment devient-on minimaliste ? Quelles sont les étapes à franchir pour transformer complètement sa façon de vivre et de consommer ? Comment adopter un nouveau mode de pensée et laisser tomber ses vieilles habitudes ?  Quels sont les obstacles qui peuvent se présenter à nous et comment les dépasser ? Voyons ensemble les 9 étapes clés pour devenir minimaliste.



ANALYSE


1. Faite le bilan

La plupart d’entre nous avons baigné depuis l’enfance dans la culture de la consommation. Et ce consumérisme sévit encore aujourd’hui. Il n’y a qu’à voir le nombre de cadeaux que les enfants reçoivent pour Noël, pour leur anniversaire et pour tout autre évènement familial et traditionnel. C’est effarant ! Bien souvent, ils sont tellement gâtés qu’ils n’auraient pas assez d’une vie pour essayer tous leurs jouets. Les habitudes de consommation savent se fondre dans le paysage surtout quand on a baigné dedans depuis tout petit. Il est important de leur redonner l’importance qu’elles ont vraiment et de mesurer les conséquences qu’elles ont sur votre vie actuelle. Quel consommateur êtes-vous ? Quelle place ont les objets dans votre vie ? Toutes vos possessions vous sont-elles vraiment utiles ? Vous rendent-elles heureux ?

Personnellement, je suis née dans une famille appartenant à la classe moyenne. J’étais une petite fille plutôt gâtée qui recevait régulièrement des cadeaux, sans occasion particulière. Il suffisait d’une sortie au zoo ou dans un parc d’attraction, d’un voyage ou d’une simple ballade pour que je ramène immanquablement un petit souvenir sous la forme d’un ou plusieurs objets. C’était quasiment une tradition, un passage obligé. Je me sentais presque triste si je revenais sans rien. En grandissant, j’ai tout naturellement reproduit ce qu’on m’avait appris à la seule différence que c’est moi qui me faisais mes propres cadeaux !



2.Analysez votre relation à l'objet

A force de recevoir des cadeaux tout le temps et de collectionner les objets en tous genres, notre cerveau développe une addiction. On devient alors dépendant des objets et on ne peut s’empêcher d’en acheter, encore et encore. Ils nous font du bien, nous rendent plus heureux. En plus, entre vous et moi, l’achat d’un objet est plutôt agréable. Quand vous ressentez le besoin d’acquérir une nouvelle paire de chaussures, vous l’imaginez d’abord, puis vous cherchez la paire idéale, celle qui va vous mettre en valeur, vous rendre plus beau, plus heureux. Une fois que vous l’avez trouvée, vous l’achetez et la ramenez chez vous. Cet objet précieux est à vous et à vous seul. Malheureusement, la promesse de bonheur accompagnant la possession d’un objet ne se réalise jamais. Vous souvenez-vous de la dernière fois où un objet a changé votre vie ?


Interrogez-vous sur le lien que vous avez avec vos objets. Etes-vous attaché à eux d’une manière particulière ? Quand l’un d’eux vous manque, votre monde est-il dépeuplé ?


J’ai moi-même rapidement développé une addiction aux objets. Ils sont devenus des doudous, des marques d’affection, d’amour, des amis et des compagnons de vie. Ils me faisaient du bien quand je n’avais pas le moral, apaisaient mes chagrins et venaient souvent combler un sentiment de solitude. Quand venait Noël, je faisais des listes longues comme le bras en espérant que ces nouveaux jouets allaient changer ma vie. Quand j’ai eu l’âge d’avoir mon propre argent, je me souviens que ma mère me conseillait de m’acheter « un petit quelque chose » pour me remonter le moral quand ça n’allait pas. En effet, quand on s’achète quelque chose de nouveau, on se détourne de sa vie et de ses problèmes pour se concentrer sur la nouveauté pendant quelques instants. Mais très rapidement, l’effet s’estompe et on retrouve sa vie et ses soucis.

3. Observer votre intérieur avec attention

Au fur et à mesure des années, on commence à accumuler les objets. On s’entoure de plus en plus d’objets et comme on les garde tous, ils se multiplient ! Du coup, on achète de plus en plus d’armoires, de coffres, de cartons, pour tout stocker. Quand on a la chance de vivre dans une maison spacieuse, on peut avoir un grenier et une cave, et là c’est le pied ! On peut tout entasser là sans avoir tout son bazar sous ses yeux en permanence. Mais à chaque fois qu’on ouvre une armoire, un tiroir ou qu’on monte au grenier, on se dit « mais pourquoi j’ai tant de choses ! » Prenez le temps d’observer votre maison avec attention. N’hésitez pas à aller voir dans les armoires, dans les recoins, dans la cave et le grenier. Partout où vous accumulez des choses. Et constatez l’ampleur de la tâche.

En ce qui me concerne, j’ai toujours aimé les espaces rangés, et ce malgré mon addiction aux objets. C’est d’ailleurs ce qui m’a aidée à un moment donné. Je me suis rendue compte qu’il était difficile de concilier ordre et accumulation d’objets. En effet, quand je faisais du rangement dans ma chambre et dans mes placards, ils ne restaient jamais rangés très longtemps. Pourquoi ? Parce que dès que je cherchais quelque chose, je devais déranger d’autres choses et ça mettait le bazar. C’est à ce moment-là que je me suis dit que quelque chose clochait dans mon organisation et qu’il fallait changer certaines choses.


4. Posez-vous les bonnes questions !

La lecture des différents articles et livres sur le minimalisme nous motive et nous donne envie de nous lancer à fond dans un grand tri. Avant de se jeter à l’eau la tête la première, on doit d’abord se poser les bonnes questions pour ne pas faire n’importe quoi et réussir à simplifier sa vie. Jeter pour jeter, ça ne sert à rien. Il est plus facile de fonctionner par pièce. Dans votre dressing, demandez-vous si vous avez trop de vêtements, trop de chaussures. Est-ce que vous portez réellement tout ce que vous possédez ? Y a-t-il des affaires qui prennent la poussière depuis plusieurs années et qui n’ont jamais vu la lumière du jour ? Faites la même chose avec les souvenirs que vous gardez de votre enfance. Est-ce utile de garder tous vos jouets d’enfants ? A quoi vous servent ces vieux cahiers d’école ? Les consultez-vous régulièrement ?


ACTION


5. Désencombrer votre maison

Après les questions essentielles vient le moment de passer à l’action pour désencombrer sa maison. On a généralement envie de tout virer pour être enfin libéré. Mais dans les faits, ce n’est pas toujours aussi facile. Entre l’attachement sentimental qu’on éprouve à l’égard de certains objets, la peur de se séparer d’un objet dont on pourrait avoir besoin un jour et la culpabilité liée au fait de se débarrasser de cadeaux qu’on nous a offerts, ce n’est pas toujours évident. Commencez par des objets « faciles », ceux auxquels vous n’êtes que peu attachés. Quand vous vous serez entrainés avec ceux-là, les suivants seront plus faciles et ainsi de suite. N’oubliez pas que le tri, comme toute discipline sportive ou intellectuelle, demande de l’entraînement. On ne nait pas minimaliste, on le devient ! Cette étape peut vous prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois selon la quantité d’objets accumulés mais il ne faut rien lâcher !

Par Pauline Jacmart


6. Revoyez vos habitudes de consommation

Et oui, pour qu’une maison reste désencombrée et épurée, il ne faut pas racheter des nouveaux objets toutes les semaines. Le but de désencombrer sa maison n’est pas de vider pour mieux remplir ! Si vous reremplissez sans cesse votre intérieur, il faudra recommencer le tri encore et encore et vous perdrez un temps précieux et une énergie folle. Si vous faites cela, vous n’êtes pas vraiment minimaliste. Il n’est pas forcément aisé d’emprunter le chemin de la déconsommation dans une société qui nous pousse sans cesse à consommer. C’est comme être au régime et vivre dans un magasin de friandises et de pâtisseries. Cela demande beaucoup d’efforts.


Le proverbe qui dit que « le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder » est faux. Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est de ne pas s’y exposer, tout simplement !


7. Partagez vos expériences et vos idées

Une fois que vous aurez goûté au mode de vie minimaliste, vous ne pourrez plus vous en passer. En effet, le minimalisme peut s’étendre à tous les domaines de votre vie : travail, amis, activités, loisirs, famille, etc. Une fois que vous avez fait le tri dans votre maison, vous pouvez faire le tri dans vos activités, dans vos relations personnelles et professionnelles. Cela permet de se libérer du temps et de passer des moments de qualité avec les gens qu’on aime. Vous redécouvrez le plaisir de pratiquer des activités simples et vous n’êtes plus prisonnier des objets. Vous pouvez aussi éprouver le besoin de partager ce nouveau mode de vie minimaliste avec votre entourage. Et le meilleur moyen de faire découvrir à quelqu’un les bienfaits du minimalisme, c’est tout simplement de montrer l’exemple 🙂


Par Aurélie et Youri /Une vie simple et plus zen


Si cet article vous a plus n'hésitez pas à rejoindre les 10.000 abonnés de leur newsletter

et recevez gratuitement le guide pour simplifier votre vie grâce au minimalisme




  • White Facebook Icon
  • White Twitter Icon
  • White Instagram Icon
  • White Pinterest Icon
  • White YouTube Icon

© 2019 by MACLEOD -PRODUCTION - Quality - Project - Management