A REBROUSSE-POIL, la guerre contre les préjugés sur la pilosité féminine!

Durant la quasi-totalité du dix-neuvième siècle les poils ont été proscrits et faisaient référence à un âge de la pierre bien révolu que la majeure partie des publicitaires tentaient de chasser de la mémoire reptilienne féminine des années 50 .

Le poil rédhibitoire était alors devenu un symbole essentiellement animal et très masculin.

Des hommes aujourd'hui décomplexés qui n'ont plus rien à envier à leurs homologues féminines vis-à-vis de la guerre qu'elles mènent depuis près de cent ans contre la pilosité de leurs aisselles, de leurs jambes ou plus récemment de leurs parties plus intimes.


FLASH BACK

Avec l'arrivée des mini-jupes dans les années 60 d'après-guerre et l'effervescence des pin-up américaines sur les affiches "BORN IN USA", cette tendance du sans poils s'est rapidement affirmé comme la norme européenne avec la commercialisation de tout un tas de produits et d'artifices plus ou moins miraculeux promettant non sans arguments fallacieux et visuels accrocheurs, la disparition quasi définitive de ce duvet devenu pour la plupart des gens disgracieux.

Des crèmes d'épilation, à la cire chaude en passant par le laser des années 90, rien n'était alors trop coûteux ou trop douloureux pour afficher fièrement des jambes de stars aussi lisses que la peau du serpent.

De 1950 aux années 1990 , la grande majorité des publicités affichent alors des jambes de femme dépourvues de pilosité, comme si celle-ci n'avait somme toute jamais réellement existé et avait été rangée dans la case de l'anomalie génétique exposée essentiellement dans les chapiteaux des fêtes foraines.




Contre pied

Conscient de cette réalité multigénérationnelle du sans poils, certains publicitaires particulièrement créatifs et très audacieux ont surfé tout un moment néanmoins sur la vague du contre-pied .... "de biche"(pour l'occasion), pour mettre en avant le côté naturel du produit d'un de leurs clients.

En témoigne cette célèbre campagne de ORANGINA® prétendument boisson entièrement naturelle sans colorants ni arômes artificiels associée à toute une série d'illustrations particulièrement aguichantes et un peu sexistes mais pour le coup des plus velues.


© Campagne Orangina "Naturellement - Agence Fred et Farid 2012

Guerre des genres

-Avec la réminiscence des mouvements féministes et la lutte pour l'égalité des sexes et des genres, on a vu ces derniers temps certaines icônes et pop stars afficher fièrement cette acceptation de leur pilosité. Des posts choc plus ou moins éphémères destinés pour la plupart à créer le buzz et à focaliser l'attention des médias sur soi.

Même si la volonté est là; la guerre n'est pas finie et le sujet est encore un peu délicat, tant les préjugés sont encore nombreux et fortement ancrés dans une société moderne aseptisée qui associe souvent et par méconnaissance les poils à la saleté et à une forme de négligence corporelle.

Une apparente négligence très mal perçue par les hommes vis-à-vis de leurs éternelles opposantes féministes qui se doivent encore aujourd'hui d'afficher un physique impeccable et irréprochable de tous les instants si elles veulent rivaliser et assoir leur légitimé dans la cour de cette époque pseudo post patriarcale encore loin d'être terminée.


Même si les mentalités évoluent et que certains hommes souvent un peu plus âgés et surtout plus matures acceptent progressivement un retour au naturel du corps de leur conjointe, le combat est loin d'être gagné dans les rangs des plus jeunes générations.

Bella Thorne, Lourdes, Emily Ratajkowski... : ces stars qui assument et affichent leurs poils


CE QUE PENSENT LES HOMMES

L’institut d’études Ipsos s’est penché sur le sujet du tabou des poils féminins. Et le résultat est incroyable ! 54% des hommes estiment qu’on en demande beaucoup trop aux femmes. Enfin une prise de conscience ! Euh... pas tout à fait… 86% des hommes pensant qu’il est indispensable que les femmes s’épilent pour être séduisantes. Et ce n’est pas tout car les hommes s’enfoncent un peu plus dans leur « prise de conscience » : 63% d’entre eux jugeraient rédhibitoires les jambes non épilées et 76% les petites culottes touffues. 93% des jeunes hommes entre 25 et 34 ans jugent indispensable l’épilation de leur conjointe, tandis que les plus vieux ne s’y attardent plus tellement. Mais alors, la solution serait-elle de sortir avec des hommes plus âgés ? NON ! Il faut juste rééquilibrer la chose. En effet, 54% des femmes estiment que c’est à cause des hommes si elles s’épilent et 58% d’entre-elles affirment qu’on leur en demande trop. Pour arrêter ce clivage entre les hommes et les femmes sur le sujet des poils, nous avons décidé de d’interroger quatre hommes d’âges différents.


SONDAGE

"Et vous les hommes! les filles vous les préférez avec ou sans poils"?


Arnaud – 22 ans :

« Les poils sur le pubis ne me dérangent pas mais à condition que ce soit entretenu et pas en friche. Pour les autres endroits, j’avoue que je suis « anti-poils ». Il n’y a rien de moins sexy que des poils sous les aisselles ou sur les jambes. Non mais sérieusement ? Par contre, je tiens à préciser que je ne suis pas un macho, moi aussi je m’épile pour débroussailler sans pour autant être imberbe. Ma copine est parfaite, elle est même passée à l’épilation définitive pour être toujours au top ! ».


Aurélien – 38 ans :

« Je vais être vraiment honnête, j’ai la phobie des poils ! Même sur moi, je ne supporte pas. Alors ma femme a plutôt intérêt à s’épiler intégralement sinon je ne pourrais pas m’approcher d’elle. Oui je suis plutôt dur mais après tout, chacun ses réticences. Par contre, je ne suis pas contre le fait qu’elle porte des pyjamas en pilou-pilou ou tout ce qu’elle veut, juste les poils ce n’est pas possible. Heureusement, je n’ai jamais eu à le dire à ma femme qui prend naturellement soin d’elle. »


Bertrand – 30 ans :

« Alors bizarrement, je n’ai absolument rien contre les poils. Bon il faut avouer que moi je suis plutôt « 100% nature ». Et ça tombe bien parce que c’est la nouvelle mode en ce moment, de se laisser pousser les poils sous les aisselles. Franchement, j’ai bien. Mais dans la limite du raisonnable tout de même, si ma copine a plus de poils que moi, c’est un problème… »


Pierre – 46 ans :

« Personnellement, ça ne me dérange pas. Ma femme est tout de même très coquette donc je n’ai jamais eu affaire à une toison incroyable face à moi. Par contre, s'il y a bien un truc que je n’aime pas, c’est l’épilation intégrale pour le maillot. Je trouve que ça fait gamine. Je suis plus excitée par une épilation propre mais toujours avec des poils. Pour ce qui est du reste du corps, ma femme n’est pas très poilue au niveau des jambes mais je pense que j’aurai du mal à la voir se balader les guiboles à l’air si elle a les mêmes poils que moi ! ».


CITY MAGAZINE



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