"C'EST QUAND QU'ON VA OÙ?" Chronique d'une liberté durement acquise et parfois chèrement payée!

"Partir un jour, sans retour Effacer notre amour Sans se retourner, ne pas regretter Garder les instants qu'on a volés

Partir un jour, sans bagages Oublier ton image Sans se retourner, ne pas regretter Penser à demain recommencer"...

Si vous avez la quarantaine ou la cinquantaine bien faite dans votre corps ou votre tête, alors sans doute avez-vous fredonné cet air ou un autre du même acabit, lorsque du haut de vos vingt années d'insouciance et de votre insolente fraîcheur vous lorgnez sans scrupule sur les corps affûtés de ces icônes masculines qui faisaient la une et voyager vos pensées en alimentant vos fantasmes et vos espoirs d'un avenir qui s'avérait alors plutôt radieux et prometteur pour votre condition de femme moderne.


DANS LE RETROVISEUR

-Années 80 : La liberté acquise


Oui c'était à votre tour mesdames dans les années 80 de plébisciter la légèreté d'esprit et les plaisirs pseudos innocents des amourettes d'un soir sans lendemain. Les liaisons pouvaient alors s'enchaîner et les ruptures se succéder ouvrant la place à de nouvelles rencontres plus folles les unes que les autres.

A Strasbourg, le 25 mars 1980, Simone Veil, la présidente du Parlement européen s'adresse à des manifestants. Photo © Getty


À Strasbourg la présidente du parlement Simone Veil revendique le droit des femmes de disposer de leurs corps, de siéger à l’assemblée, d’acquérir du galon professionnel...

Elle a œuvré pour que vous preniez votre indépendance et votre"juste" place dans la société (fusse-t-elle aujourd'hui controversée).

Un héritage immense, mais fragile, à porter haut, mais pour aller ou Tata?

Car si Simone revendique sans vergogne les droits à l'IVG, elle n'a pas pour autant tracé le restant de la route de ce voyage qui semblait pourtant alors sans barrière et presque sans tabou.


La femme moderne était née! libre comme l'air et plus audacieuse que le vent. Elle allait enfin s'émanciper du dicta de cette société patriarcale ancestrale et pouvoir enfin goûter à tous ces privilèges et ces plaisirs terrestres (soi-disant) trop longtemps jalousement gardés par ses homologues masculins.

L'eldorado de ce périlleux voyage était enfin en vue et allait, sans le savoir; ouvrir la boîte de pandore d'un océan de revers, entraînés par les dérives de ces excès féminins non régulés.


"Toute médaille à son revers mais tous sont les cotés d'une même pièce"



Années 90 : "L'Homme Objet", le début de la frivolité féminine.


Le 27 septembre 1996 , le terme « boys band » apparaît pour la première fois dans la presse nationale française dans un article du quotidien Le Parisien signé du reporter et critique musical Yves Berton présentant le phénomène via 2Be3


Les impresarios avaient bien compris les enjeux et qu'il était opportun de surfer sur les débuts de cette vague libertaire féministe portée par la voix rassurante et "matriarcale" de "Tata Simone", la "rebelle bourgeoise" qui depuis sa tour d'ivoire veillait (sans mauvais jeux de mots) au grain et aux droits de ses petites protégées assoiffées d'une plus grande légèreté. Le coup de sifflet était donné et la partie de poker s'annonçait exaltante!

Alliage, Take that, To Be Tree , Back Street boys, Words Appart; la messe était dite et les chemises blanches immaculées révélant les torses affutés de ces bellâtres, qui auraient fait rougir de honte le blanchisseur de la Papoté, annonçaient la future couleur de ce qui allait provoquer quelques années plus tard le naufrage du Titanique de ses rêves d'adolescentes un peu naïves poussées, à raison ou à tord, par des guides féministes plus âgées et plus ou moins revanchardes de leur propre passé.


-Années 2000 : "Ladies Only" ... Mâles castrés!


Ça y est "nous" y sommes arrivées les filles, au top de notre forme, totalement décomplexées, la trentaine bien ancrée, notre diplôme en poche et notre autonomie financière presque entièrement acquise. Les plus chanceuses sont aidées par papa qui sous le couvert de la libéralisation des moeurs et la pression de maman a finalement concédé à sacraliser avec un peu de crainte, la liberté et la réussite de sa princesse par l'achat d'une voiture ou d'un scooter dont elle sera désormais seule maîtresse du volant ou du guidon de son existence..

C'est l'époque des discothèques, des sorties entre filles, des concerts et aussi le début des soirées sans "Mecs" appelées "Ladies Night" pour les unes ou "Ladies Only "pour les autres. Qu'il s'agisse de soirées strip-tease ou de soirées cinéma. Même le "Terminator" incarné par l'acteur Arnold Schwarzenegger a suivi le courant de cette mouvance frénétique des années 2000 et été projeté par l'imagination de son réalisateur "James Cameron" dans cette nouvelle vision onirique d'un monde où à son arrivé dans un club de strip-tease pour femmes, il semble avoir perdu quelques uns de ses repères machistes habituels.


-Année 2010 : Un compte de fée pour les unes, le début du cauchemar pour les autres.

Dans ce nouveau paradigme envahi progressivement par les oestrogènes de Femens révoltées et provocatrices qui revendiquent encore davantage d'émancipation vis à vis de l'Homme , de l'Église et des gouvernements, il faut monter des projets, des stratégies, se fixer des objectifs financiers ambitieux, acquérir ses lettres de noblesse parmi la caste masculine et surtout revêtir son habit de lumière, gage de son ascension professionnelle et de sa réussite. Le cas échant épouser un homme lui aussi fortuné ou une femme tout aussi ambitieuse, posséder une très grande maison ou un appartement sur les Champs Élysées, à défaut du châteaux de la belle au bois dormant qui s'est récemment envolée avec le compagnon d'une Cendrillon désenchantée et non diplômée de vingt ans son ainée qui a finit dans le caniveau et contrainte de "tapiner"sur Holywood Boulevard ou Porte de Clichy pour subvenir à ses besoins financiers et à son goût immodéré pour les paillettes.

Comme dans cette chanson de Jean-Louis Aubert qui ne l'aidera pas à sa reconversion!

"Pauvre" Cendrillon...

Bref, il faut assurer ses arrières et un minimum de confort matériel mais en gardant ses droits de liberté durement gagnés par "Tata Simone". Un bon contrat de mariage conclut devant notaire ou des avocats aux dents tout aussi acérées, devra sceller cette union. Tels sont les conseils et les revendications de ces mamans 5.0 désenchantées des années 80, s'estimant elles-même trahies et trop longtemps abusées et retenues prisonnières dans leur "palais d'argent et de leur rôle de "simple" mère au foyer. Esclaves de leurs tâches ménagères, prévoyantes pour le futur de leur enfant chérie mais parfois aussi un peu envieuses de cette opportunité de liberté retrouvée par leur fille qui pourtant en secret, rêve toujours sans oser l'avouer à leur mère de l'arrivée prochaine d'un Golden Boy, chevalier servant des temps modernes, séduisant et macho bien éduqué et idéalement fortuné qui mettra fin à leurs déboires financiers autant qu'à la détresse de leurs sentiments de femme fatale au rabais.


-Année 2020... La fin du rêve, mais pas la fin du voyage...

On s'est ramassé en à peine un demi siècle, il faut bien l'avouer! On a finalement divorcé de cette relation mortifère où ni l'un ni l'autre n'étaient heureux ou sommes restés par intérêt ou pour les enfants, c'est plus noble comme argument, pas complètement épanouis dans cette relation chronophage dissociée, dans laquelle la routine s'est rapidement installée et les promesses d'équité ont perdu de leurs éclats. Parfois nous avons pris un amant mais sans grand résultat! Le coeur s'est alors resserré et le soir dans son lit, on en est venue à regretter les sensations de nos premiers amours d'adolescente. Les enfants ont un peu grandi (trop vite, assurément), il faut bien s'en occuper, leur donner la becquée pour combler des appétits de plus en plus voraces et affronter leur ingratitude légitimée par leur situation "d'enfant Roi" ou leur condition nouvelle et "difficile" d'enfant de parents séparés.. Entre disputes ou guerres de tranchée des parents pour le droit de la garde en cas de séparation et de conflits pour tous les aspects financiers, nous allons devoir composer seule ou peut-être dans une nouvelle union plus sereine et réellement équitable celle-là et surtout moins intéressée, où le respect, l'échange, le partage et l'authenticité deviendraient nos nouvelles priorités et notre sacerdoce pour regagner toute notre dignité de femme libérée. Une femme mise à l'honneur dans cette reprise d'une chanson devenue culte et portée en étendard dans sa nouvelle version par le chanteur "Etienne Drapeau"! Ça ne s'invente pas...


"Si vous en rencontrez une qui en vaille la peine les "gars", même si vous leur en voulez un peu, ne la laissez pas tomber, être une femme libérée ce n'est pas si facile, et certaines l'ont finalement bien compris".


Seule ou accompagnée, il faut continuer le voyage, on ne recommence rien, on continue sa route et on profite du paysage et de toutes ses nouvelles opportunités que nous offre

la vie à travers l'apprentissage de nos expériences plus ou moins douloureuses mais au combien "enrichissantes" dans le sens le plus noble du terme cette fois.:


"Connaitre le chemin ne dispense jamais du parcours "


Pour City-Magazine







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