L'OPÉRA ou la naissance de l'art dans ce qu'il a de plus théâtrale et de plus raffiné.

Une scène du fantôme de l'opéra


Naissance de L'Opéra


L’opéra occidental est né en Italie à Florence au xviie siècle. Parmi les ancêtres de l'opéra figurent les madrigaux italiens, qui mirent en musique des situations avec des dialogues mais sans jeu de scène. Les mascarades, les ballets de cour, les intermezzi, ainsi que d'autres spectacles de cour de la Renaissance, faisant intervenir des figurants, de la musique et de la danse, sont autant de précurseurs. L’opéra proprement dit émane d’un groupe de musiciens et d'intellectuels humanistes florentins qui s'étaient donnés le nom de Camerata (« salon » en florentin). La Camerata, appelée aussi Camerata fiorentina ou encore Camerata de' Bardi, du nom de son principal mécène, s’était fixé deux objectifs principaux : faire revivre le style musical du théâtre grec antique et s’opposer au style contrapuntique de la musique de la Renaissance. En particulier, ils souhaitaient que les compositeurs s'attachent à ce que la musique reflète, simplement et mot pour mot, la signification des textes, les mette en valeur et non les rende incompréhensibles par la complexité des architectures sonores de son accompagnement. La Camerata pensait reprendre en cela les caractéristiques de la musique grecque antique. Pour atteindre ce but, on utilise la monodie accompagnée par la basse continue, les chœurs madrigalesques et les ritournelles et danses instrumentales.

En 1598 à Mantoue, Jacopo Peri écrit Dafne (en), que l'on considère alors comme l'un des premiers opéras (on parle à cette époque de dramma per musica). L'Orfeo (1607) de Claudio Monteverdi est également cité de nos jours.


L'Opéra Italien

Opera at the Loggia del Mercato Nuovo in Florence, Italy

Le premier grand compositeur d’opéras fut Claudio Monteverdi. Ses opéras (L'Orfeo, 1607 ; Ariane, 1608 ; Le Retour d'Ulysse dans sa patrie, 1640 ; Le Couronnement de Poppée, 1642) appliquaient les bases de l’opéra, définies à Florence par la Camerata de Bardi à la fin du xvie siècle, en réaction contre les excès de la polyphonie de la Renaissance. Si Claudio Monteverdi n'est pas le premier compositeur à traduire ce programme (le premier opéra, Dafne, étant attribué à Jacopo Peri en 1598 chez le comte Bardi), c'est lui qui porta dès ses débuts l'opéra à un état de perfection qui suscita l'émulation des autres musiciens et la faveur du public.

L’opéra se répandit rapidement dans toute l’Italie, mais assez vite, les intentions initiales des créateurs de l'opéra sont dévoyées, le chant prenant progressivement la primauté sur la déclamation. La diffusion du nouveau type de spectacle touche d'abord Rome (Stefano Landi, Luigi Rossi) et plus encore Venise devenue le principal centre de l’opéra en Italie au milieu et à la fin du xviie siècle (Cavalli, Cesti, Legrenzi, plus tard Caldara, Lotti, Vivaldi, etc.). En 1637, dans cette ville, l'ouverture pour la première fois du théâtre San Cassiano à un public payant a eu pour conséquence d'élargir l'audience de l'opéra au-delà des cours fréquentées uniquement par la noblesse et d'accroître son importance artistique et sociale. L'opéra de tradition vénitienne mêle souvent aspects tragiques et comiques voire burlesques, fait intervenir magie et merveilleux, multiplie les personnages et les genres musicaux. La dernière école à apparaître est celle de Naples, elle finira par imposer son style à toute la péninsule italienne et à presque toute l'Europe. L'opéra napolitain va être l'objet d'une lutte d'influence continuelle entre librettistes, musiciens et chanteurs. Les librettistes considèrent que la musique doit être au service du texte, les musiciens, que seule la musique donne vie et consistance à l'œuvre


Claudio Monteverdi

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Les plus beaux Opéras du Monde

Sans prendre en considération les enjeux politico-culturels, il n’est pas rare que les grandes villes occidentales d’importance aient une salle d’opéra d’importance. Certaines ont une architecture tout à fait particulière ou ce petit plus qui les distingue des autres. Une histoire, le souvenir de représentations marquantes, des légendes nourrissent leur réputation qui leur permet d’être dans le top 10 des opéras dans le monde où il faut être allé au moins une fois dans sa vie de mélomane ou de globe-trotter !


Le palmarès des plus beaux opéras dans le monde a pour but d’indiquer aux joyeux touristes un lieu incontournable à inscrire en priorité dans leur itinéraire. Il souhaite encourager l’amateur de musique classique à pousser les portes magiques de ces théâtres pour son plus grand plaisir. Quant au mélomane globe-trotter, il aura tout le loisir de faire le point en cochant les salles où il a déjà eu la chance d’assister à un spectacle. Il est souvent possible de faire une simple visite de ces monuments historiques mais pour vraiment apprécier la magie des lieux, comme il se doit, rien ne remplace le spectacle vivant. Faire la visite d’un opéra sans assister à une représentation, c’est un peu comme se mettre au volant d’une Ferrari mais sans la conduire.

Le petit conseil de CM ne tardez jamais à réserver vos places car il existe manifestement un parallèle entre la réputation d’une salle opéra et le taux de fréquentation de ses spectacles. 


- LE PALAIS GARNIER DE PARIS


A la réflexion mordante de l’impératrice Eugènie hostile au projet, «mais cela n’a pas style… », Charles Garnier a répondu « c’est du Napoléon III, Madame » ! La belle serait amère de constater que le Palais Garnier est considéré aujourd’hui comme le modèle absolu des salles d’opéra. Le grand escalier tout de marbre, le grand foyer comme à Versailles, la salle dans les différents ors et les velours rouge et le plafond de Chagall, tout concourt à la majesté du lieu souvent copié. Le plus bel opéra du monde…




- TEATRO ALLA SCALA / Milan


Même si la salle est majestueuse avec ses rangées de loges rouge et or, ce sont plus les légendaires représentations et sa grande histoire qui font de la Scala de Milan, le temple de l’Opéra. Rossini, Bellini, Puccini et surtout Verdi y ont créé les grands chefs-d’œuvre comme Norma, Turandot, Nabucco ou Otello. L’on n’oublie pas les altercations et les scandales, Maria Callas et Renata Tebaldi « On ne compare pas le champagne avec le coca-cola », le départ de Roberto Alagna en pleine représentation…




- METROPOLITAN OPERA / New York


A New York, tout est plus grand et le Metropolitan Opera ne déroge pas à cette règle. 3800 spectateurs sont accueillis à chaque représentation dans une acoustique incroyablement bluffante. Sur scène, c’est toujours le grand show avec luxe de décors, de costumes et avec des distributions impressionnantes. Pour les artistes qui comptent dans l’art lyrique international, fouler les planches du Met est non seulement un passage obligé mais aussi une reconnaissance car la scène new-yorkaise qui connaît une douce évolution des mises en scène reste simply the best !




- TEATRO LA FENICE / Venise


Décoré avec raffinement, le Teatro La Fenice de Venise est un véritable écrin. La salle à dimension humaine a subi plusieurs fois les outrages des incendies mais comme son nom le présume, elle renaît de ses cendres (Fenice signifiant Phoenix) et a toujours conservé sa place de plus bel opéra d’Italie. La renommée de l’opéra s’est également construite sur la vitalité des créations comme une certaine Traviata, entendue pour la toute première fois ici même en 1853.




- BAYERISCHE STAATSOPER / Munich


La superbe architecture néoclassique du Nationaltheater de Munich accueille l’institution la plus prestigieuse d’Allemagne, le Bayerische Staatsoper. C’est la grande scène du moment où tous les lyricomanes se précipitent car les plus grandes stars de l’opéra s’y produisent. Forte d’une histoire musicale incroyable marquée par les créations de Wagner ou de Richard Strauss, la scène munichoise affiche toujours une modernité insolente avec non seulement des créations mais surtout des mises en scène




- STAVOVSKÉ DIVADLO / Prague


ssister à une représentation d’opéra dans le Stavovské divadlo de Prague est une expérience unique à vivre absolument au moins une fois dans sa vie. Vous penserez immanquablement à Mozart qui a créé Don Giovanni en le dirigeant de cette même fosse d’orchestre ! On ne garantit pas la présence d’un fantôme de l’opéra mais il est sûr que l’esprit du génial Mozart y est bien présent. L’intime salle baroque dans les tons bleu-gris a gardé son charme XVIIIe siècle. Les opéras du petit génie y sont comme



- LA MONNAIE-DE MUNT / Bruxelles


La modestie de la capitale européenne cache un trésor qui a pourtant joué un rôle majeur dans l’histoire de la Belgique car il est à l’origine d’une révolution, rien que ça ! Le théâtre de La Monnaie-De Munt est une scène incroyablement vivante qui enchaînent les succès chaque saison. En se détachant d’une trop lourde tradition, la salle a peut-être trouvé la recette, gagnant une liberté de ton. Ou peut-être est-ce tout simplement l’ouverture d’esprit du peuple belge qui est ici récompensé car son opéra est une des places majeures en Europe.



Sélection : CITY MAGAZINE








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