La charte pour promouvoir une viande bovine belge de qualité est signée!

Ce vendredi 19 avril, après 1 an et demi environ de réflexion, ça y est, la « Charte pour la promotion de la viande bovine produite en Belgique » a été signée !

J’y étais, je vous fais un petit compte rendu?


Signature de la charte pour la promotion de la viande bovine produite en Belgique en présence du ministre Denis Ducarme

Les trois fédérations Horeca (Wallonie, Bruxelles, Flandre), les syndicats agricoles, Eurotoques Belgique et le ministre Denis Ducarme se sont retrouvés à 11h30 pour un moment très convivial au Sheltema à Bruxelles pour signer cette charte.



En quoi cela peut vous intéresser ?

Non seulement en tant que producteur de viande bovine en Belgique, mais aussi en tant que restaurateur et surtout en tant que consommateur.



Cette charte soulève de nombreux objectifs importants dont une grande part basée sur

« l’information » et l’interconnexion entre le secteur HORECA et le secteur agricole :

  • « Présenter davantage encore les produits de chez nous » nous dit Denis Ducarme, promotionner des producteurs belges, car il y en a et ils ont du talent

  • Promotionner la diversité de l’offre belge, il y a une méconnaissance de la multitude de produits qui sont proposés par nos éleveurs

  • Proposer cette multitude également sur les tables des restaurants

  • Par cette charte, l'éleveur s'engage à garantir la traçabilité de la bête, à respecter son bien-être ou encore à lui offrir une alimentation saine et durable

  • Réduire l’empreinte carbone, puisque en effet dans ce cadre, il est mieux de consommer de la viande de chez nous qui n’a pas traversé les océans (même si on ne tourne absolument pas le dos aux viandes étrangères, là n’est pas le propos)

  • Favoriser le circuit-court

  • Faciliter au restaurateur l’accès à un choix plus vaste, à l’aide d’un catalogue, car aujourd’hui, souligne Yvan Roque, Président de la Fédération HORECA Bruxelles et patron du Sheltema, il n’est pas toujours facile pour un restaurateur de trouver par exemple du black angus ou du limousin qui existent pourtant aussi en Belgique. Ils ne savent pas où s'approvisionner.



Jean Castadot, président d'Eurotoques, souligne, entre autres choses, un point complémentaire important, aujourd’hui, en termes de communication, le client aime qu’on lui raconte une histoire. Avec cette charte il sera dès lors possible et intéressant de vous parler du producteur régional qui fournit le restaurant, ce qui est moins touchant quand la viande provient d’un continent étranger.




En dehors de la charte à proprement parler, ceci soulève inévitablement une question de fond, un peu comme à l’instar du « peut-on rire de tout ?», « est-il encore éthique de manger de la viande en 2019 ? »... gloups, un pavé est lancé...

Cette question n’est pas anodine car elle reflète un mode de consommation grandissant surtout chez les jeunes générations, visant à bannir ou à diminuer sa consommation de viande.


Pour info, aujourd’hui 5 grands modes de consommation coexistent :

  • Omnivore, on mange de tout

  • Flexitarien, on diminue sa consommation de viande et de préférence on la sélectionne (provenance, mode d’élevage, qualité etc.)

  • Végétarien, il existe différentes catégories de végétarisme et de manière globale le végétarisme fait référence à un type d’alimentation qui exclut la viande (viande rouge et viande blanche), les poissons et les fruits de mer. On trouve néanmoins quelques nuances :


· Le lacto-ovo-végétarisme : on consomme des produits issus d’animaux comme le lait, ou les œufs

· Le lacto-végétarisme : on consomme des produits laitiers mais pas d’œufs



· Le semi-végétarisme : on exclut la viande mais on consomme du poisson, des fruits de mer voire de la volaille.

  • Végétalien, on y rejette les viandes, les poissons, les fruits de mer mais aussi les produits laitiers, les œufs et d’autres produits d’origine animale comme le miel

  • Végan, le veganisme ne se réduit pas à une alimentation spécifique : il est avant tout un mode de vie. Le concept clé du véganisme est basé sur le refus de l’exploitation animale, allant jusqu’au choix de vêtements ou tout autre objet de la vie quotidienne.


Source https://mangerverslefutur.org/episode/2019/

Source https://mangerverslefutur.org/episode/2019/ que je vous conseille vivement de lire.

Est-ce que je mélange tout ? Je ne le pense pas, car comme je le disais lors d’une conférence sur « l’avenir dans nos assiettes », il est compréhensible qu’avec les différentes crises sanitaires que nous avons connues, les problèmes moraux et d’éthique personnelle, les informations (parfois erronées ou exagérées) à propos de l’élevage bovin et son impact environnemental, les comportements alimentaires qui ont évolué avec ce besoin vital de se rapprocher de certaines valeurs (l'écologie, le respect de la planète, la santé et le respect des animaux), il est légitime de se poser la question,"ai-je encore le droit de manger de la viande en 2019 ? ".





A cela je réponds, au risque de me faire attaquer, qu’il faut rester ouvert d’esprit à l’égard des différents comportements et des choix de chacun. La question d’éthique a selon moi une grande part de subjectivité. Dès lors si un omnivore ou un flexitarien qui souhaite se faire plaisir (n’ayons pas peur de dire les choses) en mangeant un bon morceau de viande, chez lui ou au restaurant, devrait idéalement le faire en orientant son choix vers un éleveur en circuit court, proposant de la qualité et garantissant une traçabilité sans faille.

C’est l’alternative la plus raisonnable et j’en reviens donc à cette charte qui prévoit, entre autres, l’apposition d’un sigle (encore à la réflexion quant au logo) sur la vitrine des restaurants indiquant que vous y trouvez de la viande bovine bien de chez nous et élevée selon une charte stricte reprenant les éléments cités en début d’article.


Je n’entrerais volontairement pas ici dans le débat des inégalités sociales liées à l’alimentation ni à la nécessité de se pencher sur des alternatives végétales pour le futur, cela pourra faire l’objet d’autres articles.

Pas facile de concilier plaisir, santé et climat n’est-ce pas ?


Pour la petite histoire, après la conférence de presse, le ministre Denis Ducarme qui avait enfilé la veste de cuisinier d’Yvan Roque, est passé derrière les fourneaux pour cuire la viande de son choix. C’est donc en toute convivialité que s’est déroulée cette signature de charte très attendue.






Gaëlle Troubat / responsable rédaction CITY - Rubrique GASTRONOMIE

Optimisatrice passionnée pour l'hôtellerie-restauration.

Mobil be.: +32(0)477 59 59 34

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