LE PARADIS PERDU. Cap sur la cuisine engagée! Ou comment sortir de l'apathie alimentaire?

Mis à jour : il y a 5 jours

La cuisine est un art, un art de vivre, de cuisiner de cultiver et préserver sa santé, trop longtemps reléguée au simple "devoir de se nourrir" pour subsister ou dans son contraire au plaisir ultime de remplir le vide sidéral qui vous envahit nos entrailles et n'est jamais réellement comblé par des aliments vides d'énergie et de vie.


Ces dernières années on a vu naître un peu partout des campagnes publicitaires de rêve, issues de promoteurs de plaisirs exotiques et gustatifs de l'extrême, prônant essentiellement le bonheur immédiat de l'épicurien avant tout. L'apologie du toujours plus et du toujours plus loin était de mise et durant plus de 20 ans a rempli sans scrupules, les carnets de réservation d'hôtels lointain et des restaurants de l'étranger bon marché, tant pour se gaver et de surcroit polluer la planète on ne fera jamais assez payer les hyper-consommateurs.



La grande ou la malbouffe avait en effet le vent en poupe et beaucoup en ont bien profité. "L'all inclusive" et le menu à volonté ont fait leur route et rempli les ventres de ces marins pseudo aventuriers "crève-la-faim" à la bouée pourtant bien ancrée sur leur bas ventre sans pour autant combler durablement leurs esprits torturés. La cigale s'est bien gavée, été comme hiver sans se soucier une seule seconde du travail acharné de la fourmi autochtone qui tentait bon gré malgré de survivre en cultivant cette terre lointaine selon les principes de ses aïeux, comme elle, très mal payés pour leur dur labeur et à quoi c'est rajouté la pression financières des lobbys du secteur international de l'agro-alimentaire.



Aujourd'hui après des mois de confinement et cette première remise en question planétaire sur notre mode de fonctionnement et nos mauvaises habitudes alimentaires, se trouvant privés du plaisir des vacances, des jeux et de la distraction, de la restauration en extérieur et des rassemblements festifs de tout type, beaucoup ont essayé de s'orienter vers une alimentation un peu plus saine et surtout plus équilibrée issue de leur potager (pour les plus chanceux et/ou les plus courageux) ou provenant de produits plus ou moins frais et locaux selon les possibilités de chacun de pouvoir s'approvisionner. Le premier confinement terminé, il n'a pas fallu attendre longtemps pour que les anciennes "mauvaises "ou tout simplement les "habituelles habitudes" reviennent sur le devant de la scène et nous replongent dans nos comportements anxiogènes de consommateurs névrotiques du toujours plus vite et de l'éternel moins bon pour la santé.


Pourtant malgré ces nombreuses années d'égarement alimentaire et le passage de ce "satané" virus, qui nous a rappelé que la santé passait d'abord par notre assiette idéalement locale, beaucoup ont rapidement oublié les préceptes de ces bonnes résolutions que nous avaient pourtant inculqués autrefois nos propres grands-parents!

qu'il s'agisse pour la santé de notre corps ou pour celle de la planète.


Fort de ce constat de demi-échec, nul doute que dans les prochaines années (d'ici 2050 pour ne pas tergiverser), le défit de l'homme va être de taille: à savoir nourrir 10 milliards d'êtres humains tout en réduisant drastiquement son empreinte écologique. Pas besoin d'être devin pour comprendre que nos méthodes de production vont devoir s'adapter et notre mode de consommation subir un "saut quantique" d'une extrême "violence"pour tous ceux qui réfutent habituellement au changement.


Manger mieux, produire moins et plus près de chez soi


Oui mesdames et messieurs, le temps nous est désormais compté et nous avons trop longtemps repoussé l'échéance d'un précipice désormais à nos pieds pour pourvoir aujourd'hui se permettre le luxe de procrastiner.


Pour sauter, certes il va falloir s'alléger un peu, manger mieux et choisir nos aliments

d'après plusieurs critères dont nous vous dressons ci-dessous une première carte routière qui vous permettra d'établir votre plan de vol vers ce nouveau paradigme qui nous ouvre tout grand les bras pour nous aider à faire enfin le grand saut.


Plan de vol du programme de santé

  • Choisir essentiellement des produits frais non transformés

  • S'approvisionner local ou cultiver son propre potager

  • Choisir des aliments pas ou peu emballés et des produits proposés en vrac

  • Privilégier les nutriments à haute valeur ajoutée

  • Consommer des produits de saison

  • Vérifier la traçabilité des produits pour garantir le respect animalier et des agriculteurs

  • Plaider et prôner les produits issus de la récupération alimentaire

  • Favoriser les petits commerçants au détriment des géants de l'hyper-consommation



Des changements qui nécessitent certaines étapes intermédiaires que nous allons détailler ci-dessous en espérant vous donner les outils pour pouvoir avancer et apprécier à nouveau tous les avantages que vous apporte une alimentation saine et équilibrée dont on connait surtout la teneur et les origines.


LES 10 ÉTAPES DU CHANGEMENT

Comment se désintoxiquer des aliments ultra transformés

1. Doucement mais sûrement

"qui va piano va sano e lontano"

Si votre quotidien est entouré de plats industriels, il ne faut pas tout jeter d’un coup et se dire « je commence maintenant » car vous risquez de vite replonger dedans. Pour prendre l’habitude de manger des produits sains, non transformés, il vaut mieux faire la transition par étapes. Et si vous ne savez pas cuisiner, cette transition est le moment idéal pour prendre quelques cours auprès des proches doués en cuisine ou se lancer dans des essais culinaires.

2. Compléter les repas avec des produits frais

Il suffit d’ajouter un fruit au repas du midi et une salade pour accompagner ceux du soir pour commencer la transition en douceur.


3. Diminuer les boissons sucrées

Remplacez les sodas par de l’eau. Si vous n’aimez pas l’eau, essayez l’eau gazeuse ! Et si cela ne vous convient toujours pas, essayez d’ajouter à celle-ci des morceaux de fruits pour la sucrer.

Pareil pour vos boissons types café, thé, chocolat chaud : diminuez la dose de sucre petit à petit pour redonner à vos papilles le goût de ces boissons savoureuses (surtout sans sucre).


4. Réduire le sel

Les aliments ultras transformés contiennent souvent trop de sel. Or plus on mange salé et plus on aime le goût du sel. Pour faire passer le goût des plats préparés et des conserves, essayez de réduire votre consommation de sel ajouté en n'ajoutant pas de sel à votre assiette. Utilisez des alternatives comme le poivre ou l’ail en poudre, les épices, pour agrémenter vos plats sans rajouter des grammes de sel. Manger moins de plats préparés et de pain reste cependant le meilleur moyen de réduire sa consommation de sel.

Lire aussi : Sel, sodium, potassium : ce qu’il faut consommer pour être en bonne santé


5. Limiter les féculents blancs

Si vous êtes un adepte du riz, des pâtes et du pain, essayez de vous tourner petit à petit vers leurs formes complètes. Le riz brun ou les pâtes complètes sont beaucoup moins nocives pour votre organisme. Idem pour le pain, optez plutôt pour le multicéréale, ou au blé complet, ou avec différents types de céréales.



6. Limiter la viande transformée

Saucisses, jambons, bacons, pâtés et autres mortadelles… il est préférable de limiter ce genre de denrées. C’est bien la transformation de la viande, et l’ajout d’additifs qui sont soupçonnés d’être responsables des effets cancérigènes de ces « viandes ». Mieux vaut manger moins mais de bonnes viandes. Préférez les viandes issues de l’agriculture biologique ou d’animaux élevés à l’herbe.


7. Essayer le Meal Prep

Pour limiter la Junk Food ou les plats tout prêts, optez pour l’organisation de vos repas de la semaine ! Cela facilitera les courses, le rangement, le temps et vous diminuerez aussi les aliments ultras transformés.

Suivez le guide : Le Meal Prep, la meilleure façon de combiner temps et repas équilibrés !



8. Utiliser des substituts pour remplacer vos aliments ultra transformés

Pour le goûter ou le petit déjeuner, il y a des aliments qui peuvent être remplacés par de délicieux aliments qui sont beaucoup moins nocifs. Les céréales du petit déjeuner peuvent ainsi être remplacées par des flocons d’avoine avec du miel, des fruits pour garder ce petit goût sucré ! Une pomme au goûter ou une poignée d’amandes/noisettes/noix représentent aussi un encas sain. Vous pouvez également opter pour des fruits secs ou des compotes (sans sucres ajoutés).


9. Faire ses propres plats tout prêts

Lorsque vous cuisinez, faites (au moins) une portion de plus que vous pourrez congeler par la suite. De cette manière, lorsque vous n’avez pas envie de cuisiner ou que vous avez envie de quelque chose de rapide, vous n’avez qu’à réchauffer votre plat.


10. Mieux choisir ses aliments au supermarché

Difficile de s'en sortir dans la jungle des étiquettes quand on fait ses courses ! Pour vous aider à choisir les meilleurs produits parmi les aliments transformés, le collectif de La Nutrition a réalisé plusieurs guides :


Par Marie-Charlotte Rivet Bonjean


"Enfin et pour conclure, quoi que vous fassiez, sachez surtout que le premier pas est souvent le plus difficile à faire et qu'une fois commencer le plus important est de se fixer de petits buts journaliers et de se féliciter régulièrement de ses petites victoires.

Il faut 21 jours à notre cerveau pour se déprogrammer de nos différentes addictions, au-delà de cette période, ce qui vous paraît difficile ou insurmontable aujourd'hui, deviendra alors la norme de ce nouveau quotidien dont vous mesurerez très rapidement les nombreux bénéfices et avantages dont vous ne voudrez plus jamais vous passer."



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