LA "SLOW ATTITUDE" La nouvelle tendance

OU COMMENT RALENTIR POUR VIVRE MIEUX ?


Nelly Pons, auteure du livre «Choisir de ralentir», s’étonne de l’incroyable accélération qui s’est brutalement emparée de nos vies.


STOP!

N’avez-vous pas l’impression de «sans cesse courir après le temps?» De foncer, toujours plus vite, à la poursuite d’un instant de tranquillité qui n’arrive jamais? Nelly Pons, auteure du livre «Choisir de ralentir», s’étonne de l’incroyable accélération qui s’est brutalement emparée de nos vies. Et pourtant, constate-t-elle, celle-ci intervient à une époque où, justement, nous devrions disposer d’une abondance de temps. Ainsi, nous avons «rallongé notre espérance de vie, obtenu des congés payés, la retraite, […] inventé des quantités d’engins pour aller plus vite et alléger notre quotidien…»

Cela n’empêche pas qu’aujourd’hui, plus personne n’ait le temps de rien. Et pour l’auteure, la vitesse de notre paradoxale modernité a fini par s’accompagner de sérieux dommages collatéraux. Un jour, en 2013, son corps a dit «stop». C’en était trop. Très secouée par ce burnout elle a décidé de ralentir afin d’échapper à la course fiévreuse que nous nous imposons sans vraiment savoir pourquoi. Riche de son expérience et de ses nombreuses recherches, Nelly Pons nous livre les clés de la décélération, le seul moyen d’ouvrir les yeux, d’accueillir le présent et de renouer avec le bonheur. 


Toutefois, comme nous le rappelle l'auteure, il ne s'agit pas de suivre des «recettes toutes faites» au risque de se «laisser fourvoyer par de petites résolutions de surface: la réalité est bien plus complexe et plus subtile». S'il est toujours utile de tenter de se donner un cap et de réfléchir à des actions à mener pour augmenter son bien-être, Nelly Pons insiste néanmoins sur le fait que «ralentir» questionne à la fois nos modes de vie et notre société, en profondeur: «alors se faire du bien, oui, mais n'oublions pas de prendre de la hauteur!». Ainsi, sans tomber dans la «to-do list» scrupuleusement appliquée, voici quelques idées que propose l'ouvrage: 

1 : S’entourer d’êtres chers (et leur consacrer du temps)

Le souci: «Sans les autres, nous ne sommes pas grand-chose», souligne l’auteure, citant une étude américaine selon laquelle la plupart d’entre nous puise le bonheur dans son entourage proche et son foyer. En effet, l’accélération de nos vies nous empêche parfois d’accorder suffisamment de temps à nos proches: nous leur promettons un rendez-vous «lorsque nous serons moins sous l’eau», mais ce moment-là se fait constamment attendre. Puis, quand finalement nous les retrouvons, nous affichons une mine maussade ou «épuisée».

La solution: s’offrir quotidiennement un instant de repos, une transition paisible entre le travail et la maison. Selon l'ouvrage «Choisir de ralentir», lire un livre, écouter de la musique ou pratiquer une demi-heure de sport nous permet de retrouver nos proches l’esprit plus disponible. Et quand on se retrouve en famille, en amoureux ou entre amis, on bannit tous les écrans!

Cela vous permettra de faire un premier tri et d’en savoir un peu plus sur vous.

Attention: cet exercice consiste à faire un premier dans votre recherche, mais ce que vous aimez faire n’est pas forcément ce qui a du sens pour vous. Il se peut que quelque chose ait du sens pour vous, mais vous paraisse difficile à faire, voire pénible. Et oui, je vous ai prévenue: donner un sens à sa vie, not easy:-)


2. Faire le vide (dans le placard et dans la tête)

Le souci: Aujourd’hui, l’abondance du temps que nous ne prenons pas est à la hauteur de l’excès matériel dont nous sommes tentés de nous entourer. Nos foyers sont souvent remplis d’objets que nous n’avons jamais vraiment utilisés, de livres non-feuilletés, de vêtements jamais portés… pas étonnant que nous nous sentions bouleversés: impossible de cerner l’essentiel parmi ce gargantuesque pêle-mêle!

La solution: Une fois par an, l'auteure conseille de se débarrasser (en recyclant ou en donnant, bien sûr) des objets dont on ne se sert plus, afin de créer de l’espace. Son astuce: revenir aux bons vieux objets du passé, comme  les agendas papier, les montres et les réveils à aiguilles. 



3. Oser déconnecter : ce n’est pas si urgent que ça!

Le souci: Dans son ouvrage, Nelly Pons souligne que nous sommes toujours à la recherche de la perfection. Toujours plus exigeants envers nous-mêmes, nous souhaitons exceller dans tous les domaines. Et lorsque l’imperfection humaine réapparait, inévitable, nous nous sentons coupables et tentons de la dépasser. Des dizaines de tâches que nous n’avons pas eu le temps d’accomplir (puisque nous ne disposons que de vingt-quatre heures par jour!) obstruent nos pensées…

La solution: Afin d’éviter le «surengagement professionnel» qui peut mener au burnout, l'auteure recommande de limiter notre temps de connexion. Par exemple, le matin, on attend d’avoir pris tranquillement un petit déjeuner avant de lancer Instagram ou Facebook. Plutôt que de vivre greffés à nos smartphones, on s’accorde deux ou trois moments par jour pour lire tous nos messages. Le soir, comme le week-end, on désactive toutes les notifications (si c’est urgent, on nous appellera).


4. S’accorder du repos et du «farniente»

Le souci: «La vitesse agit sur nous comme une mini-tornade», écrit l’auteure, si bien que nous n’avons même pas le temps de nous poser ces questions qui dérangent: «A quoi est-ce que j’occupe ce temps gagné? Pourquoi suis-je si pressé?». Une conséquence dangereuse de l’accélération est le manque de sommeil, l’abandon des loisirs au profit du travail, l’incapacité à écouter son corps… résultat: notre cerveau ne se repose jamais.

La solution: On diminue ce que Nelly Pons appelle la «dette du sommeil » en sachant écouter les signes de la fatigue, et en s’octroyant des siestes. Apparemment, dix à vingt minutes par jour suffisent! Par ailleurs, de temps en temps, on ne fait rien. Rien du tout! Notre cerveau en a besoin pour se régénérer et pour garantir un bon fonctionnement.

Que nous ayons déjà conscience de cette vitesse effrénée ou que nous préférions l’ignorer, une chose est sûre: il va falloir que les choses changent. Car si nous continuons comme ça, nous finirons par courir plus vite que la vie. Alors on se dépêche de dévorer un bouquin et d’appliquer ses conseils, en se souvenant que «ralentir» de signifie pas du tout «vivre au ralenti». Il s’agit plutôt de recommencer à vivre tout court. 



Source : fémina








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