SEXE À PILE La promesse de l'extase programmée éternelle!

Mis à jour : 21 déc. 2020

Les films de science-fiction tels que Blade Runner (1982), Lars and The Real Girl (2007) et Her (2013) anticipent depuis longtemps l'avènement des relations humains-machines. Depuis quelques années la réalité rejoint la fiction.

Alimentés par les avancées en intelligence artificielle (IA) ainsi qu’en robotique sociale, les agents artificiels apprennent de plus en plus à communiquer et à socialiser – transformant ainsi nos sociétés. Toutefois, la recherche sur l'interaction humain-machine demeure embryonnaire, particulièrement dans les domaines de l'intimité et de la sexualité.



RÉVOLUTION ÉROTIQUE


Ne vous y trompez pas; l'érotisme mécanique ne date pas d'hier, et sans le savoir certaines d'entre vous ont contribué à son développement, en ayant recours à des artifices plus ou moins mécaniques censés vous procurer du plaisir additionnel afin de combler les manquements d'un mari ou d'un compagnon incompétent ou l'absence plus ou moins prolongée de relations charnelles partagées. Nous n'allons pas vous jeter la pierre et nous laisserons à d'autres ou à un futur article, le soin de polémique sur cette pratique de punition d'un autre temps.


Aujourd'hui les réunions Tupperware ® des années 80-90 ont fait place depuis quelques années aux soirées Sextoys bien plus ludiques, plus amusantes et plus post-stimulantes que celles destinées à la conservation des aliments. D'ailleurs on ne conserve plus grand-chose dans nos placards comme nourriture entamée et on préfère mettre au frigo le gel parfumé censé intensifié le plaisir pendant l'acte que les saucisses de l'avant-veille qui nous sont restées sur l'estomac.


Bref, vous l'aurez compris si vous ne vivez pas sur une île au milieu des Bermudes, le sexe à piles (au sens propre du terme) est désormais une pratique courante et plus ou moins bien acceptée selon l'éducation de chacun. Même si tout le monde n'en parle pas librement car le sexe pour certains est toujours un tabou à pratiquer seul ou à deux dans le noir à l'abri des regards indiscrets, des jugements de valeur et surtout aussi malheureusement du fameux

"qu'en-dira-t-on"!


TABOU D'HISTOIRE.


Si on remonte au plus loin de l'antiquité, on découvre que les ustensiles du plaisir ont toujours fait partie de notre histoire, même si ceux-ci n'étaient pas animés, il n'en reste pas moins qu'ils ont été à l'origine des versions plus évoluées que nous connaissons aujourd'hui.


L'histoire du vibromasseur, petite statuette ( puis marionnette) de bois au début statique commence avec le Godmichet."Oh my GOD"!

Encore lui...Mais pourquoi "Diable"doit-on toujours parler de Dieu, quand il s'agit de parler du plaisir? Et oui LUCIFER",le porteur de lampe" n'a pas ce seul privilège.

Sans doute parce que depuis l'histoire de l'arbre, de la pomme, du serpent et du péché originel, le plaisir a toujours fait polémique et a longtemps été exploité par l'église pour garder ses brebis dans leur enclos et culpabiliser leur conscience en les maintenant sous la houlette "bienfaitrice"de ses confessionnaux dans lesquels, les pénitents venaient expier leurs fautes, leurs mensonges et surtout aussi leurs"vilaines" pensées!

-"Tu es pardonné mon enfant, Va et ne pèche plus !"


Le Dieu "GOD"


Vous pensez sans doute naïvement que "votre"godemichet ou celui de la voisine, si vous ne l'assumez pas encore complètement, est un objet moderne? Pourtant, l’histoire du plaisir est longue comme un phallus sans fin ou un cierge sans âme, et le sextoy a traversé toutes les époques jusqu'à être aujourd'hui connecté.


Le moins que l'on puisse dire, c’est qu’en matière de petits plaisirs, l’homo sapiens a toujours fait preuve de beaucoup de créativité dès qu’il a compris ce qu’on pouvait "tirer" d'un pénis, son imagination s’est montrée bien plus fertile pour cet objet que pour la découverte des premiers prototypes de préservatifs. "Dieu nous en préserve"!


La fascination pour cet appendice dynamique ne date en effet pas d’hier.

Qu’on aime jouer avec ou pas, il faut bien avouer qu'entre l’organe vétuste qui pendouille, du conjoint en perte de virilité et l'outil mécanisé qui peut se dresser sur commande et le cas échéant, (pour les modèles les plus avancés) cracher aussi son"venin"quand on le frotte, pour certaines utilisatrices : "la question est vite répondu"!


Par conséquent , il n’est pas rare pour un archéologue de se retrouver nez à nez avec une représentation de phallus.


Des vestiges de godemichets, datant de l’ère paléolithique ont été retrouvés dans plusieurs sites archéologiques. Bien que plus rudimentaires, ceux-ci sont néanmoins reconnaissables, et composés à base de bois de pierre, de métal ou même d'ossements sculptés.


De là à spéculer sur leur utilisation, il n'y a qu'un pas que chacun franchira selon sa propre imagination. Même s'il n'est plus à démontrer que depuis que le monde est monde, l'homme (ou la femme par extension) a toujours cherché à combler les vides ou les trous en y insérant des objets de moules opposés et souvent complémentaires.


Heureusement, les choses se sont clarifiées dans l’Antiquité. Bien sûr, le terme « Antiquité » est vague puisqu’il désigne une période durant laquelle se sont succédé un grand nombre de civilisations assez différentes et même si les histoires de "Q" sont universelles, tout le monde n’en parle pas avec la même liberté.


Chez les Égyptiens : on n'est pas certain des pratiques, mais l'adoration du dieu Osiris et de son pénis fertile est relativement explicite, sachant que de manière imagée Osiris, sous la forme du Nil, féconde chaque année la terre fertile qu’est Isis.

Comme le Nil, est la source de vie principale du pays, on comprend mieux pourquoi les Égyptiens représentaient parfois Osiris avec un phallus de taille pharaonique!


Puisqu'on parle de terre fertile, sachez que dans la civilisation Gréco-Romaine, l'homologie féminine du Dieu des Égyptien Osiri était Déméter, déesse de la fertilité, nom duquel fut tiré par la suite le prénom masculin Romain "Dimitrius" (qui appartient à Déméter)

Et oui Rien que ça!

Déméter soeur de Zeus, déesse de la fertilité et des moissons


Chez les Romains cependant, avant l'apparition des orgies qui leurs ont valu une partie de leur décadence, comme nous l’apprend l'historien Thierry Éloi, dans "L’Érotisme masculin dans la Rome antique", l’acte sexuel ne semble destiné qu’à se reproduire et les plaisirs solitaires réservés exclusivement aux catins et aux personnes dépravées

Chez les Grecs et les Japonais par contre, (pour reprendre l'expression populaire et un tantinet vulgaire de Gérard Depardieu dans le filme culte " les valseuses") On est beaucoup plus "décontracté du Glan"! et le sexe fait partie des plaisirs de la vie entièrement assumés.

Cela étant dit, de qui est venue l'idée de la première confection de cet objet? La question reste entière. Les deux peuples étant particulièrement créatifs, on peut présumer que l’olisbos, ( terme grec désignant un « phallus de cuir » ancêtre du Godmichet,) s’est imposé chez ces deux civilisations de manière simultanée.



Révolution industrielle


Arrive ensuite la révolution industrielle du dix-neuvième siècle, et avec elle aussi, l'évolution du godemichet. D’un point de vue technique, on peut parler de bon cantique, puisque c’est aux alentours de 1880 que ce sextoy se voit agrémenté d’un mécanisme relativement rudimentaire mais qui lui permet de vibrer.


D'hier à aujourd'hui


Ce petit bon dans le passé bien nécessaire pour planter les bases d'un décor souvent

méconnu et mal perçu, nous amène tout naturellement à parler de l'évolution du plaisir assisté qui a relativement stagné durant les 30 ou 40 dernières années et qui semble vouloir progresser ces derniers temps à la vitesse de la lumière et de la 5G. En effet on découvre de plus en plus de vidéos vantant la création d'êtres virtuels "parfaits" qui pourraient prochainement et rapidement se matérialiser dans la forme et supplanter le compagnon ou la compagne traditionnelle dans le lit des personnes esseulées de plus en plus nombreuses depuis la révolution des mouvements féministes.


Bref le compagnon ou la compagne 5.0 est à nos portes et menace l'essence même du fondement des relations charnelles originelles entre les hommes et les femmes cherchant autre chose que le simple plaisir physique personnelle un peu égoïste et non alchimique.

Chacun jugera avant ou après comparaison, selon ses propres aspirations et expériences personnelles plus ou moins concluantes.

Forte de cette réalité, la course à la robotisation de l'érotisme et du sexe est désormais lancée et les constructeurs rivalisent déjà d'ingéniosité et de publicités aguichantes pour imposer leur modèle d'"érobot" dans la vie des peuples initialement plus libérés sexuellement et déjà plus dépendants de la technologie ; comme les pays asiatiques de manière générale et plus particulièrement la Chine et la Thaïlande pour ne citer que ces deux-là.


L'un des "érobots" les plus célèbres est le fameux robot sexuel. Cependant, les robots sexuels ne représentent qu’une partie de ce que sont et deviendront les érobots suite aux avancées, aux combinaisons et à l’interconnectivité des nouvelles technologies. Le développement actuel des agents conversationnels (programmes qui interprètent et répondent aux utilisateurs), de la robotique molle (« soft robotics »; un domaine fabriquant des robots semblables aux organismes vivants), de l'infonuagique (*) et de la réalité virtuelle (RV) ou augmentée (RA) exposeront de plus en plus les humains à de nouveaux types des partenaires érotiques.


Ces partenaires se manifesteront à travers diverses interfaces telles que :

nos téléphones portables, ordinateurs, consoles de jeux vidéo et équipements de RV et RA. Ils apparaîtront sous différentes formes et adopteront des comportements insoupçonnés dans des environnements virtuels. Leur manière de penser et d’apprendre sera fondamentalement différente des humains et permettra une nouvelle gamme de relations érotiques entre humains et machines. Cela aura pour effet de redéfinir le sens que nous attribuons au fait de tomber amoureux ou d’avoir des relations sexuelles.


Pourrons-nous bientôt créer notre compagne "Eva" idéale comme dans ce clip du

Film EX MACHINA sortit en 2015 ou du plus ancien "I'am Sorry"du Chanteur"JUST A MAN"



Nul doute que ce genre de relation va progressivement s'immiscer dans nos vies et peut-être faire basculer l'humanité dans une nouvelle ère dont chacun analysera la pertinence et la balance des bénéfices risques d'une telle évolution de notre société. Un sujet dont nous serons certainement amenés à reparler dans le futur dans votre "Urban Magazine : CITY "


Quoi qu'il en sera et quoi que vous choisirez pour votre vie, un conseil :

" Gardez l'esprit sauvage"


Pour CITY MAG















(*) infonuagique : La technologie infonuagique permet aux utilisateurs d'accéder aux stockage, fichiers, logiciels et serveurs par l'entremise de leurs appareils connectés à Internet : ordinateurs, téléphones intelligents, tablettes et appareils de technologie prêt-à-porter. Les fournisseurs en infonuagique conservent et traitent les données dans un endroit distinct de leurs utilisateurs finaux.