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Sur la route des festivals : environ 150.000 spectateurs pour les Francofolies de Spa

Photo Let's Deb

La 26ième édition des Francofolies de Spa est déjà terminée. Je me situe entre la nostalgie et le soulagement. Je vous avoue qu’il ne faudrait pas un jour de plus, c’est fatigant. Mais tellement enivrant. Un festival, c’est comme des vacances. Surtout quand la météo belge est de notre côté.


Sur les quatre jours, j’ai pu voir au moins en partie, 43 concerts sur un total de 112 concerts ! Je n’ai malheureusement pas le don d’ubiquité et je suis persuadée d’avoir raté de belles choses. Mais parmi les concerts auxquels j’ai pu assister, il y a eu de belles (re)découvertes. Je vais me concentrer sur ceux-là car un débriefe de 43 concerts, ce serait vraiment trop long.


La programmation 2019 était essentiellement féminine. Charles Gardier, un des organisateurs, affirme que c’est un hasard. Mais de nombreuses personnes en ont fait la remarque et ont accueilli avec joie la représentation féminine en masse. Parmi elles, notamment les très attendues Zaz, Alice On The Roof, Angèle et Zazie. Mais aussi la française Suzanne, que je n’ai malheureusement pas pu voir mais dont les échos sont excellents et unanimes. Dès que j’en ai la possibilité, j’irai la voir.


Le premier jour, j’ai déjà vécu de très bons moments. Notamment avec le très bon Circus Café qui a su attirer le public malgré l’heure presque matinale. Dyonisos a aussi fait un retour sur scène tout aussi déjanté qu’énergique. Un vrai kiff musical. Mais j’ai surtout eu deux coups de cœur. Tout d’abord We Are Minutes qui se produisait en soirée sur la scène PlayRight+, désormais en dehors du parc et donc gratuite.



We are Minutes, c’est un groupe de six musiciens originaires de la région liégeoise. Ils nous proposent une pop rock électro indie folk. Violon, clavier et chœurs en font un projet complet qui nous transporte dans leur univers.


Plus tard dans la soirée, j’ai assisté à la Fête à Roscoe. Et pour le coup, ça portait bien son nom : quelle belle fête ! Le groupe de rock liégeois jouait en même temps que Zaz, mais ça n’a pas empêché le public de venir en masse. C’était un retour gagnant pour Roscoe, trois ans après leur dernier passage aux Francos. Et pour l’occasion, ce groupe qui a déjà 10 ans, a proposé un show énergique, beau et classe. Pierre Dumoulin, chanteur de Roscoe, a notamment composé les titres « Wake up » interprété par Eliot et « City Lights » chanté par Blanche, deux titres ayant emmené la Belgique à l’Eurovision. Autant vous dire que les liégeois de Roscoe sont bourrés de talent. Cette fête a été marquée par l’arrivée surprise notamment de Eliot, Alice On The Roof, ou encore Noémie Wolfs, qui nous ont offert de jolis partages sur scène.




La deuxième journée a débuté avec une grosse claque : Mélanie Isaac. Ce nom ne vous dit peut-être rien. En tout cas pour moi, c’était une vraie découverte. Mélanie a envoûté les Francofolies dès l’ouverture ce vendredi. Seule en scène avec sa guitare et son piano, Mélanie nous propose une pop dans la langue de Molière avec classe et sobriété. Auteure, compositrice interprète, sa voix claire et cristalline ne pourra que vous séduire. C’est résolument une artiste à suivre. Déjà soutenue par le programme Ça Balance (programme de soutien et d’accompagnement d’artistes initié par la Province de Liège), elle a en plus remporté ce dimanche le 1er prix du concours Franc’Off du festival. Le jury, composé de professionnels du monde musical, était cette année co-présidé par Saule et Tim Dup, tous deux très heureux de ce rôle qui leur a été confié.


Photo Anne Stelen Photography

J’ai également adoré Hyphen Hyphen, que j’avais déjà vu mais que je revois chaque fois avec plaisir. Un vrai show et une énergie à revendre, c’est à chaque fois une magnifique performance.

Le deuxième jour avait une tête d’affiche très attendue, toute génération confondue : Orelsan. Il est le rappeur du moment. Qu’on aime ou pas son style musical, on ne peut pas lui enlever la beauté et la justesse de ses textes, sa simplicité sur scène, et le vrai spectacle qu’il propose.


Le troisième jour n’était pas en reste au point de vue de la qualité des artistes programmés.

Nous avons eu droit à des groupes complètement décalés tels que Tibidi et Stellla. J’ai aussi découvert le groupe français Billet d’humeur, pas trop dans mon style musical à la base mais qui était vraiment chouette et a mis une très belle ambiance. Ca groove, c’est savoureux. J’ai également revu avec plaisirs les cinq membres liégeois d’Ykons qui ont rendu le public unanime avec leur indie pop électro. Mais aussi Patrick Bruel qui a réussi à me faire chanter avec lui certains de ses magnifiques tubes des années 90. Et j’avoue avoir toujours aussi un faible pour Atome qui grandit bien depuis sa précédente victoire l’an passé au concours Franc’Off.


Mes coups de cœur de ce troisième jour vont à des Québécois. Tout d’abord Hubert Lenoir, un vrai rockeur avec tout ce que ça implique. C’est déjà rock à la radio avec la version studio, mais en live, ça décoiffe carrément. Maquillage, torse nu après trois chansons, provocations… Il a su marqué les esprits. Qu’on aime ou pas (moi j’adore), il n’a pas laissé indifférent, c’est certain.


Photo Anne Stelen Photography

Chances, dans style tout à fait différent de son compatriote Hubert Lenoir, s’est produit en fin de soirée avec une grande classe. Quelle beauté, que c’était doux aux oreilles… Un vrai moment suspendu. Deux chanteuses pianistes à la voix enchanteresse et le batteur, un vrai régal.


Arrive le dernier jour. Dimanche 21 juillet, pour la fête nationale belge, il n’y avait pas que des Belges. Et heureusement car parmi mes coups de cœur, il y a deux Françaises.


Tout d’abord Clara Luciani, si belle, si classe, sa voix chaude… Elle nous a proposé un show sincère. Entendez par là qu’elle semble être elle-même, elle est sympa, elle danse, elle a invité un homme (Eddy pour ne pas le citer) sur scène pour danser avec elle… Elle chante avec son cœur et le public le ressent et lui rend bien car elle a été fortement applaudie.


Photo Anne Stelen Photography

Et en parlant de sincérité, voici la deuxième Française qui m’a touchée : Zazie. Cette artiste à la carrière impressionnante continue à rester émue lorsque la foule chante ses titres. Cette émotion ne pouvait être feinte, ça venait vraiment du cœur. Nous avons vécu un très beau moment, avec une grande Zazie, qui a terminé en envoyant valser, non pas son public, mais son flot de remerciements. Elle est d’une grande humilité, je pense qu’elle n’a vraiment oublié personne. J’ai rarement vu ça.


Photo Sonia Chapelle

Et enfin Grandgeorge, qui lui avait carte blanche, a invité sur le plateau une chorale, c’était magique.


Photo François Evrard

Lors de show cases, j’ai aussi découvert et adoré Ozya, avec un univers proche de London Grammar, Wallasey, seul en scène avec sa guitare, et Lylac, dont la voix nous renvoie vers Julien Clerc.



Je me remets sur la route dès ce vendredi 26 juillet à Borlez pour voir les prestations des tributes de Green Day, de Téléphone et de Coldplay. Soyez au rendez-vous.



Deborah Dubois – Let’s Deb

Rédactrice Event City Magazine

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